"Cheveux chéris" – Musée du Quai Branly

Howdy !

Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ce blog manque cruellement d’articles ! Plus de deux semaines d’inactivité! Il va falloir y remédier ! Tadaaaaa !! Me voici ! :-)

Bon, tout s’explique ! Si je puis me permettre, j’étais en vacances ! Mais même en vacances, j’ai su joindre l’utile à l’agréable ! Eh oui ! Je suis en autre partie à Paris, et j’ai profité d’aller voir au Musée du Quai Branly, l’exposition "Cheveux chéris". UN RÉ-GA-LE ! Vraiment ! Et c’est fou ce qu’on apprend un tas de choses sur… LES CHEVEUX !

Allez, c’est parti pour un petit tour d’horizon ! Bien sur, je ne vais pas parler de TOUTE l’exposition, mais de quelques parties ! Il y avait tellement de choses ! Impossible de tout retenir ! Voilà pourquoi je vous conseille vivement d’y aller, si vous faites un saut en Île-de-France.

J’ai trouvé cette exposition hyper complète et agréable. On y a droit à des peintures, des photos, des sculptures et des extraits d’émissions. Et pour ceux, qui comme moi, veulent un petit plus, il est possible de télécharger l’application pour la modique somme de 3.59euros (AppStore). Prière de télécharger l’appli avant d’y être, car sur place, la connexion internet n’est pas terrible!

Cette exposition nous fait voyager à travers des spectaculaires travaux réalisés par des auteurs, des artistes, des photographes passionnés. Le cheveu est traité sous tous ses aspects, à travers les siècles et les cultures.

Montre-moi tes cheveux et je te dirai qui tu es…

N’hésitez pas à aller faire un tour sur le blog de mon homonyme, Raïssa! Ce blog regorge de dessins aussi drôles les uns que les autres! (Cliquez ici ou sur l’image)

  • La coiffure divulgue énormément de messages :

-          Cheveux rasés pour les moines bouddhistes comme pour marquer leur dévouement à la religion. La tonsure est appliquée par certaines églises chrétiennes.

-          En guise de révolte, et pour représenter leur mouvement, les afro américains qui luttaient pour la cause des noirs, laissaient pousser leurs cheveux crépus. Une manière d’affirmer leurs racines africaines. Alors que le cheveu crépu était considéré comme une marque d’infériorité.  En dehors du mouvement afro, il y a les mouvements Punk, Hippies, Skinhead et tant d’autres qui ont une coiffure qui les représente.

-           Cheveux longs, décoiffés, comme pour montrer que l’on est en deuil. Sur la photo prise par Maurice Teissonnière, il s’agit d’une femme Merina en deuil. "A Madagascar, je deuil dure d’ordinaire un an pour les parents proches. La veuve ne doit pas se laver du tout, elle doit se revêtir de vêtements vieux et même déchirés (…) Il faut qu’elle soit sale, repoussante, afin que personne ne soit tenté de lui faire la cour(…)" 

Au cours de l’exposition, on découvre le travail du photographe Samuel Fosso. Un photographe qui se glisse dans la peau des personnes qu’il représente, et se prend en photo. On le voit notamment avec une coupe afro en référence à Angela Davis. Quand je suis passée à côté,  j’ai cru que c’était une femme! Non, c’était bel et bien lui, déguisé en Angela Davis

  • Cheveux et couleurs :

La chevelure blonde a longtemps été  le symbole de la pureté, de la virginité, de la douceur, de la fragilité, de l’innocence. A l’époque Gréco-romaine, elle caractérisait la perfection esthétique. Les chevelures brunes ou noires, étaient considérées comme négatives, sources de malheur, en référence aux sarrasins, qui étaient leurs plus grands ennemis. Au XVIIe siècle, avec le développement des voyages et l’exploration d’autres peuples, les cheveux bruns ou noirs vont symboliser l’exotisme.

La chevelure rousse a au contraire, été pendant très longtemps associée à une symbolique négative, en référence à Judas, qui trahi le Christ. On peut même le voir dans les dessins animés. En général, ce sont les sorcières, les méchantes, les sirènes, etc. Et dire qu’il y a même de nos jours, un tas de groupes sur Facebook anti-roux!

En dehors des photos, on tombe sur une vidéo de 4min sur laquelle défilent des personnes avec des coupes et des couleurs de cheveux différentes. C’est assez impressionnant, de voir à quel point les cheveux font partie de la mode (concours de coiffures).

  • Les travaux du photographe Okhai Ojeikere.

Dans ses photographies, la coiffure prend une place prédominante. Les femmes sont généralement prises en photo de dos. C’est selon lui, "le meilleur moyen d’apprécier la coupe". La coiffure en Afrique a longtemps reflété l’esthétique, mais aussi l’affirmation d’une identité, d’un rang social. Okhai Ojeikere a réalisé un archivage de coiffures africaines, "Hairstyles" de 1968 à 1999. Des simples tresses, aux modèles originaux (pour les grandes cérémonies) en passant par les coiffures populaires. Les noms des coupes varient, en fonction de la forme (Ananas, Banane), en fonction de la ressemblance avec la coiffure de personnes célèbres (Kennedy, Marylin Monroe), et en fonction des évènements d’actualité (Tour de France, Election Miss).

 

Au cours de l’exposition, je suis tombée sur des "appuis-tête". Drôle d’outil! Je ne comprenais pas leur utilité et leur place dans cette exposition! J’ai ensuite compris qu’ils permettaient de protéger la coiffure pendant le sommeil… Aaaaahhhh d’aaacccooooord ! Autant dire que ces appuis-tête en bois devaient rendre le sommeil difficile, voire impossible! Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour nos cheveux chéris?!

  • La PERTE des cheveux

Nous perdons quotidiennement nos cheveux. Pour certains, perdre ses cheveux constitue un nouveau statut, ou un rite de passage. Cette perte peut être forcée, en guise de punition. Dans l’exposition, on voit des vidéos (extraits de documentaires) de femmes tondues en 1944, pour avoir eu des relations avec les nazis.

Les cheveux peuvent aussi être conservés. J’ai appris qu’aux XVIIe – XVIIIe siècles, offrir ses cheveux était un gage d’amour et de fidélité. A l’époque, conserver les cheveux de l’être aimé (ceux de ses enfants par exemple), était tout à fait normal. Les bijoux en cheveux étaient à la mode. C’était tout simplement un moyen d’avoir sur soi une partie de l’autre. Dans l’exposition, on voit par exemple un médaillon de mèches de la Reine Marie-Antoinette.

Le cheveu était aussi perçu par certaines tribus (africaines ou d’Amérique du Sud) comme un trophée de guerre. Le scalp coupé de l’ennemi était considéré comme une victoire, et symbolisait l’appropriation de la force et du courage de l’ennemi décédé. Le cheveu disposerait ainsi de pouvoirs mystiques. Dans l’exposition, on retrouve des scalps, des têtes-trophées momifiées. Ce qui est impressionnant, c’est aussi la qualité de conservation!

Pour en revenir aux guerriers, plus ils avaient un nombre important de scalps dans leur palmarès, plus ils progressaient dans la hiérarchie. Si bien que certains d’entre eux étaient soupçonnés d’avoir tué des membres de leur famille, pour augmenter le nombre de scalps.

Bon, bon, bon, et sinon, j’avoue que la fin de l’exposition est un peu glauque. On se balade au milieu de ces crânes et il y a même un corps momifié à la fin.

Voici quelques ornements à base de cheveux!

Allez voir l’exposition, vous ne serez pas déçus!

Xoxo

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  1. Pingback: « Cheveux chéris » | Raïssa

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